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Nous avons appris hier par l’intermédiaire du magazine The Register une bien drôle nouvelle. Lundi dernier, le géant du logiciel a été jugé coupable d’avoir entravé ses accords avec la firme Zhongyi Electronics, en embarquant dans ses systèmes d’exploitation (Windows 95, 98, 2000 et XP) différentes polices appartenant à la firme, et ceci sans l’accord de ses dirigeants.

La cour de Justice de Pékin a donc ordonné à la firme de Redmond de suspendre toutes les ventes des différents OS concernés. Rassurons-nous, Windows Vista et Seven, dernier du nom, ne semblent pas concernés par cette décision.

Pour sa part, Microsoft qui estime être resté dans le cadre de leur accord d’origine, a annoncé dans un communiqué son intention de faire appel de cette décision :
“Microsoft respecte les droits de propriété intellectuelle (…) Nous pensons que nos accords de licences avec le plaignant couvraient notre utilisation des polices”, a expliqué l’américain.

De son côté, selon Lan Fei, porte parole de Zhongyi Electronic, la firme chinoise va étudier la décision de justice et pourrait poursuivre une action pour demander des dommages et intérêts à Microsoft. “L’impact de cette affaire qui a beaucoup traîné est grand. Il implique un chiffre élevé”, a-t-elle dit.

C’est donc dans une ambiance assez ironique que Microsoft se retrouve encore une fois en plein cœur d’une affaire de justice. steve_ballmerPourquoi ironique ? Souvenez-vous, cet été… Plusieurs chinois ont été condamnées pour avoir mis en circulation des versions illégales de Windows XP. Outre une amende, les pirates ont ainsi écopé de plusieurs années de prison ferme ! Mais ce n’est pas tout ! Plus récemment, quelques jours avant la sortie officielle de Windows 7, nous apprenions qu’une version piratée de l’édition « Integral » était commercialisée en Chine pour l’équivalent de 2 euros seulement !

Voilà donc Microsoft, trainé devant la justice chinoise, dont le pays est depuis longtemps dans le collimateur de la Business Software Alliance, l’organisation chargée de représenter les intérêts des éditeurs de logiciels.

Ironique, non ?

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